Élena avait hérité d’un appartement de ses parents il y a cinq ans. Deux pièces au troisième étage, au centre-ville, lieu de toute son enfance. Son mari, Maxime, travaillait comme technicien à la télévision et rentrait tard, mais jouait toujours avec leur fille, Varia, avant le coucher. Élena, elle, travaillait à temps plein comme administratrice dans un centre médical.
Un jour, la mère de Maxime, Ludmila, appela : ses rénovations dans sa maison de campagne dureraient un mois ou plus et elle ne pouvait plus y rester. Maxime proposa qu’elle vienne chez eux temporairement. Élena accepta poliment.
Au début, tout se passa calmement. Ludmila s’occupait de ses affaires, cuisinait pour elle-même, et les soirées étaient tranquilles. Mais progressivement, elle commença à réorganiser l’appartement, critiquer Élena, décider de la cuisine, et même donner des ordres concernant Varia. Maxime restait silencieux, conciliant avec sa mère.
Les tensions montèrent. Ludmila prenait tout en charge, et Maxime soutenait ses actions. Élena, épuisée, constata que son mari et sa belle-mère semblaient considérer l’appartement comme leur domaine.
Un soir, Maxime cria qu’Élena devait partir. Elle prit une décision ferme : ce n’était pas acceptable. Elle commença à rassembler les affaires de Maxime et de sa mère, les mettant devant la porte.
Le lendemain, Maxime et Ludmila quittèrent l’appartement. Varia resta avec sa mère. Élena sentit enfin la tranquillité revenir. L’appartement, hérité de ses parents, était à nouveau son foyer. La maison était silencieuse, chaleureuse et paisible. Elle put s’asseoir, boire son thé et entendre sa fille jouer joyeusement. Pour la première fois depuis un mois, Élena se sentit chez elle.