Après ma chimiothérapie, je suis rentrée chez moi et j’ai vu mes affaires sur le pas de la porte : ma belle-fille m’a mise à la porte en disant : « Je ne veux pas être contaminée par toi. »

Après une chimiothérapie, je suis rentrée chez moi et j’ai trouvé mes affaires sur le seuil.
Ma belle-fille m’a dit : « Je ne veux pas vivre avec toi. »

À soixante ans, on m’a diagnostiqué une tumeur cérébrale. Le traitement a été long et éprouvant. Pendant près d’un mois à l’hôpital, j’ai espéré un appel de mon fils ou de sa femme. Je me disais qu’ils avaient peur, qu’ils ne savaient pas comment réagir.

Quand je suis revenue, mes sacs et mes photos étaient dehors. Ma belle-fille a évité mon regard et a refusé que je rentre. J’ai essayé d’expliquer calmement que la maladie n’était pas contagieuse. Mon fils est resté silencieux. J’ai compris que je n’étais plus la bienvenue et je suis repartie, sans dispute.

Les mois ont passé. Les examens se sont améliorés, puis les médecins ont annoncé une rémission. La joie était discrète. Personne ne m’avait contactée.

Un jour, mon téléphone a sonné. Ma belle-fille appelait en larmes : on lui avait diagnostiqué une tumeur des cordes vocales, nécessitant une opération urgente. Je n’ai ressenti ni revanche ni colère.
La maladie est une épreuve que je ne souhaiterais à personne. Elle rappelle surtout l’importance de la compassion et de l’humanité.

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