Mon fils m’a frappé hier soir et le lendemain, il m’a dit calmement : « Alors, tu as enfin compris la leçon ? »

Mon fils m’a frappée un soir. Le lendemain matin, il m’a dit calmement :
« Alors, tu as compris la leçon ? »

Je m’appelle Margaret, j’ai soixante-deux ans. Cette nuit-là, je n’ai pas crié et je n’ai pas résisté. Au matin, j’ai préparé le petit-déjeuner avec un calme volontaire, utilisant la vieille nappe en dentelle de ma mère et la vaisselle réservée aux grandes occasions.

Quand mon fils est entré dans la cuisine, sûr de lui, son assurance s’est brisée en voyant les personnes assises à table : le chef de la police, le pasteur de notre paroisse et ma sœur Elaine. Je ne les avais pas invités pour me défendre, mais pour qu’il comprenne la gravité de son geste.

Je lui ai parlé sans colère : la violence, même au sein d’une famille, a des conséquences légales et morales. Reconnaître ses actes, demander pardon et changer demande bien plus de force que lever la main.
Ce matin-là, le silence n’était plus une arme, mais le début d’une prise de conscience.

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