Léna pensait avoir des nerfs solides. Après dix ans dans une rédaction bruyante, elle savait rester calme. Mais quand le chaos a déménagé chez elle avec Kirill et sa mère, tout a changé.
— Léna, ma mère peut rester un moment ? — demanda-t-il avec un sourire, mais ses yeux trahissaient déjà le plan.
Léna posa sa tasse, ajusta ses lunettes, et sentit la tension monter : une chambre, un appartement à elle, et soudain envahi. Les jours suivants, la présence de Lidia Petrovna dérangeait tout : les objets disparaissaient, l’air devenait lourd, l’intimité disparaissait.
Un matin, elle découvrit que ses bijoux avaient été vendus. Kirill et sa mère avaient ignoré ses limites, transformant son chez-soi en terrain conquis.
Elle les confronta. Ils partirent en criant, mais quelques jours plus tard, ils revinrent, menaçant. Léna resta calme, verrouilla la porte, et la vérité éclata : l’appartement avait été loué à un autre couple, Kirill falsifiant la signature.
Deux mois plus tard, Léna reconstruisait sa vie : petite appartement, famille, thé et tranquillité. Quand Kirill revint avec des excuses, elle dit simplement :
— Je ne peux pas.
Pour la première fois depuis longtemps, elle se sentait enfin en paix.